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Haute sensibilité : quels avantages et comment la réguler ?

Principales conclusions du projet de recherche de l'Observatoire de la Sensibilité (2025)

 

La haute sensibilité, telle que définie par les chercheurs Elaine Aron et Michael Pluess, est la capacité innée à enregistrer et à traiter les stimuli externes et internes plus profondément que la moyenne. Ce trait, présent chez environ 30 % de la population, implique un système nerveux plus réactif et n'est pas considéré comme un trouble. Les personnes hautement sensibles (HSP) remarquent souvent des détails subtils, traitent les situations de manière plus approfondie, font preuve d'une forte empathie et d'une grande réactivité émotionnelle.

Principaux avantages de la haute sensibilité

· Perception améliorée : les personnes ultrasensibles remarquent les subtilités et les signaux non verbaux, ce qui favorise des interactions qualitatives et une compréhension plus approfondie.

· Empathie et profondeur émotionnelle : elles sont plus empathiques, réagissent intensément aux situations émotionnelles et tirent un plus grand plaisir des expériences favorables.

· Créativité et émerveillement : la haute sensibilité conduit souvent à une plus grande créativité, à plus de joie et à la capacité de trouver un sens aux expériences quotidiennes.

Défis et difficultés courants

· Surcharge sensorielle : 86 % des ultrasensibles souffrent d'une saturation sensorielle au moins une fois par semaine, en particulier due au bruit. Les symptômes comprennent la fatigue et l'épuisement physique ou mental.

· Débordement émotionnel : 84 % des personnes hautement sensibles sont submergées par leurs émotions chaque semaine, l'anxiété et la tristesse étant les déclencheurs les plus courants. Cela conduit souvent à de la fatigue, à une surcharge mentale et à des difficultés à mettre ses émotions en perspective.

· Ruminations : 45 % des personnes hautement sensibles sont confrontées à des ruminations quotidiennes, s'attardant de manière répétée sur des émotions pénibles, ce qui a un impact sur leur énergie, leur confiance et leur sommeil.

· Contagion émotionnelle : 76 % sont affectés par les émotions des autres au moins une fois par semaine, ressentant souvent ces émotions aussi bien physiquement qu'émotionnellement.

Pratiques d'autorégulation

Malgré ces difficultés, les personnes hautement sensibles utilisent diverses techniques pour réguler leur sensibilité :

· Rechercher le calme et l'isolement pour réduire la surstimulation

· Se reposer, dormir et pratiquer la respiration consciente

· Se connecter à la nature, écouter de la musique et pratiquer une activité physique

· Exprimer ses émotions en pleurant, en parlant à des personnes de confiance ou en s'adonnant à des activités créatives

· Utiliser des outils pratiques tels que des bouchons d'oreille ou des lunettes de soleil pour réguler ses sens

· Fixer des limites et réfléchir pour éviter la contagion émotionnelle

Acceptation et bien-être

Les recherches montrent que la plupart des personnes ultrasensibles sont en bonne santé physique et psychologique, en particulier lorsqu'elles acceptent leur sensibilité et bénéficient du soutien de leur entourage. Cependant, l'acceptation dans les environnements professionnels reste difficile.

Conclusion

La haute sensibilité est une spécificité saine et bénéfique, qui offre des atouts uniques en matière de perception, d'empathie et de créativité. Bien qu'elle s'accompagne de défis quotidiens tels que la surcharge sensorielle et l'intensité émotionnelle, les personnes ultrasensibles développent souvent des stratégies spontanées de régulation de soi. Les approches thérapeutiques peuvent s'appuyer sur ces stratégies pour aider les personnes fort sensibles à accepter leur sensibilité et à s'épanouir.

 

Projet de recherche mené par l'Observatoire de la Sensibilité en 2025.

Responsable de la recherche : Pascale Michelon, docteur en neurosciences et psychologue

Fondateur de l'Observatoire : Saverio Tomasella, docteur en psychologie et psychanalyste

Contributrices à l'enquête : Cassandre Bas, Louisa Bendjilali, Lydia Brossard, Anne-Catherine Coomans, Céline Durand, Pascaline Michon et Sylvie Portas.

Ce texte est un résumé de l'enquête.

L'article complet est réservé aux professionnels formés par l'Observatoire de la sensibilité.

lasensibilite.com (page enquête avec des illustrations chiffrées)

J’ai créé l'Observatoire de la sensibilité il y a dix ans, en 2016, dans le but de valoriser la sensibilité, tout en faisant connaître précisément la haute sensibilité dans le monde francophone.

Depuis son origine, mon but est de promouvoir en langue française le vocabulaire le plus approprié, le plus juste et le plus valable pour parler de la sensibilité élevée : « haute sensibilité, ultrasensibilité, hautement sensible, ultrasensible, particulièrement sensible, fort sensible, grand sensible, très sensible ».

À l'inverse, les expressions « hypersensibilité » et « hypersensible », appartenant au vocabulaire médical et désignant un excès, une démesure, sont des termes impropres à désigner la sensibilité élevée comme le soulignent Elaine Aron et d'autres chercheurs internationaux.

Saverio Tomasella

Alerte : Il y a un an, en janvier 2025, deux de mes comptes sur les réseaux sociaux ont été piratés en pleine Quinzaine de la sensibilité. Cette année, en janvier 2026, également pendant la Quinzaine de la sensibilité, un schéma identique se répète : la même technique de piratage a été utilisée contre le site web de l'Observatoire de la sensibilité et contre son compte Instagram. L'hébergeur du site a confirmé qu'il s'agit d'un acte délibéré de malveillance. Les attaques ont redoublé quelques jours plus tard, avec usurpation de mon identité. Un dépôt de plainte est en cours. Nous restons vigilants.

La haute sensibilité : état des lieux en 2026

 

Le degré de sensibilité varie d'une personne à l'autre. Les personnes sensibles sont plus fortement affectées par ce qu'elles vivent.

Les personnes très sensibles réagissent plus fortement au stress, mais profitent aussi davantage des expériences positives, tandis que les moins sensibles sont plus résistantes face à l'adversité et bénéficient moins des situations favorables.

Qu’est-ce que la sensibilité ?

La sensibilité est une capacité humaine fondamentale à percevoir et traiter les informations provenant de l'environnement (interne et externe).

Elle comprend deux composantes fondamentales : la perception des stimuli sensoriels, tels que les sons, les odeurs, les goûts et le toucher, ainsi que le traitement cognitif des informations perçues, et la réflexion approfondie à partir des expériences vécues.

La sensibilité est-elle génétique ?

Le degré de sensibilité résulte à la fois de facteurs génétiques et d'influences environnementales. On estime qu'environ 50 % des variations individuelles proviennent de la génétique, tandis que les autres 50 % sont attribués à l'environnement.

Bien que plusieurs recherches aient examiné et identifié certains gènes associés à la sensibilité, il est peu probable que la dimension génétique de cette caractéristique soit attribuable à un seul gène ou à un groupe restreint de gènes.

Des recherches ont établi que la majorité des caractéristiques humaines complexes et fréquentes sont liées à un grand nombre de gènes, souvent plusieurs milliers, chacun exerçant généralement une influence individuelle très modeste.

Il n'existe donc pas de « gène de la sensibilité », et tout gène lié à la sensibilité n'explique qu'une infime partie des différences de sensibilité.

Cette étude indique que la sensibilité génétique chez les enfants influence leur réceptivité à la qualité de l'éducation parentale, tandis que chez les adultes, elle influe sur les bénéfices des interventions psychologiques.

Comment se développe la sensibilité ?

La sensibilité est le résultat d'une interaction complexe entre nos gènes et nos expériences, qui commence dans l'utérus et se poursuit tout au long de la vie.

Des différences de sensibilité peuvent être observées pendant la grossesse. Par exemple, des recherches sur le développement prénatal montrent que certains fœtus sont nettement plus sensibles aux sons et au stress de leur mère que d'autres.

Les recherches montrent que les bébés sensibles s’énervent et pleurent plus facilement, mettent plus de temps à se calmer, réagissent fortement aux stimulations et sont plus craintifs dans de nouveaux environnements.

La sensibilité a été associée à ces comportements négatifs car de nombreuses mesures du tempérament ne prennent pas en compte les aspects plus positifs de la sensibilité.

Selon les recherches, les expériences négatives subies au cours de la petite enfance peuvent favoriser le développement d'une sensibilité amplifiée à l'adolescence et à l'âge adulte, en particulier chez les individus présentant une prédisposition génétique marquée.

Cela signifie que les différences de sensibilité sont en partie génétiques, mais qu'elles sont également façonnées par le type et la qualité de notre éducation et de notre environnement.

Qui est hautement sensible ?

Bien que tout le monde soit sensible dans une certaine mesure, des recherches ont montré que les personnes ont tendance à se répartir en trois groupes différents selon un spectre de sensibilité, avec environ 30 % peu sensibles, 40 % moyennement sensibles et 30 % très sensibles.

Les personnes très sensibles sont qualifiées « d’orchidées » car elles nécessitent des soins particuliers, tandis que celles à faible sensibilité sont vues comme des « pissenlits », robustes et adaptables. Les 40 % restants, intermédiaires, sont comparés à des « tulipes », moins fragiles que les orchidées mais moins résistants que les pissenlits.

Les différences de sensibilité entre ces trois groupes correspondent à un continuum allant d’un niveau faible à un niveau élevé. Les individus du groupe présentant une sensibilité faible réagissent à leur environnement, bien que cette réaction soit moins marquée que celle observée dans les autres groupes.

La haute sensibilité est-elle une faiblesse ?

Une grande sensibilité est parfois perçue comme un défi. Les personnes très sensibles réagissent plus fortement aux expériences négatives et peuvent présenter une moins grande robustesse face à l’adversité.

Les études indiquent que les enfants ultrasensibles courent un risque accru de développer des troubles du comportement lorsqu'ils sont exposés à des pratiques parentales défavorables.

Les personnes sensibles, qui traitent l’information en profondeur, peuvent facilement être submergées dans des environnements trop stimulants, ce qui nuit à leur énergie et leurs performances.

La perception de la sensibilité comme une faiblesse varie selon les cultures : elle est souvent vue négativement aux États-Unis mais plus positivement en Chine.

Quels sont les avantages d’une grande sensibilité ?

Il y a de nombreux avantages à être très sensible.

  • Les personnes sensibles comprennent mieux les relations et les émotions grâce à leur grande empathie.

  • Elles sont souvent plus créatives et apprécient davantage la beauté.

  • Elles perçoivent plus facilement les détails grâce à une plus grande attention à leur environnement.

  • Les personnes sensibles bénéficient davantage des expériences positives que celles qui sont moins sensibles.

  • Les personnes sensibles ont tendance à faire d'excellents conseillers, artistes, consultants, thérapeutes et scientifiques.

  • Les enfants très sensibles réussissent mieux sur le plan social et scolaire dans un environnement favorable, et bénéficient plus des interventions psychologiques.

La haute sensibilité est-elle une maladie ?

La sensibilité varie d’une personne à l’autre. Elle n’est pas un trouble psychologique.

Le fait que des différences similaires en matière de sensibilité ont été observées chez les espèces animales suggère que l’ultrasensibilité a une base biologique et qu'elle a été conservée au cours de l'évolution en raison de son rôle important dans l'adaptation à l'environnement.

Des recherches montrent que les personnes très sensibles présentent un risque plus élevé de développer de l'anxiété et de la dépression, lorsqu'elles sont confrontées à des circonstances défavorables.

Est-il possible de changer sa sensibilité ?

La sensibilité résulte de l’influence combinée de facteurs génétiques et environnementaux. Bien que le niveau de sensibilité à la naissance ne puisse être modifié, la manière dont il est vécu dépend largement de l’environnement.

Pour beaucoup, la haute sensibilité n’est pas problématique et peut même être considérée comme un atout. D’autres rencontrent des difficultés, mais un soutien adapté, des environnements appropriés et une meilleure régulation émotionnelle peuvent les aider.

Quelles sont les théories sur la sensibilité ?

La théorie de la sensibilité environnementale postule que les individus présentent des différences neurobiologiques dans leur aptitude à percevoir et à traiter les informations issues de leur environnement, ces variations résultant en partie de facteurs génétiques. Bien que la sensibilité repose sur une composante génétique, elle est également modulée par l’environnement ainsi que par les expériences vécues tout au long de la vie.

Comment différencier haute sensibilité, TSA et TDAH ?

La haute sensibilité diffère des troubles du spectre autistique (TSA) et du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH). L’autisme et le TDAH présentent des critères diagnostiques bien établis. Ces conditions concernent une minorité de la population : 2 à 3 % pour l’autisme et moins de 5 % pour le TDAH. À l’inverse, la haute sensibilité constitue un trait humain largement répandu, touchant environ 30 % des individus.

L'autisme et le TDAH sont des troubles complexes dont les symptômes varient souvent d'un individu à l'autre. Par exemple, certaines personnes autistes ou atteintes de TDAH présentent une sensibilité sensorielle élevée, tandis que d'autres peuvent avoir une sensibilité sensorielle particulièrement faible.

Bien que la sensibilité soit différente de l'autisme et du TDAH, il est possible qu'une personne soit à la fois très sensible et autiste, ou qu'elle se caractérise à la fois par une grande sensibilité et un TDAH. Cependant, si de nombreuses personnes autistes et atteintes de TDAH peuvent partager certains aspects de sensibilité accrue, la plupart des personnes très sensibles ne sont pas autistes et ne souffrent pas de TDAH.

 Sources : https://sensitivityresearch.com/about-sensitivity/ et https://hsperson.com/

Les études récentes

Les études récentes montrent que la haute sensibilité peut être un facteur de vulnérabilité face à un environnement stressant, mais aussi un atout en contexte favorable, conformément à la théorie de la « susceptibilité différentielle ».

La recherche s’intéresse de plus en plus à la diversité des expériences parmi les personnes hautement sensibles, en distinguant différents profils et en explorant les mécanismes d’adaptation qui permettent de mieux vivre ce trait au quotidien.

  • Les personnes hautement sensibles sont plus facilement stressées.

  • Elles sont plus réactives aux traitements médicamenteux.

  • L’éducation bienveillante favorise la régulation émotionnelle chez les enfants ultrasensibles.

  • La haute sensibilité peut prédisposer à plus d’anxiété et de déprime, mais augmente les bénéfices d’un accompagnement thérapeutique.

 Source : https://sensitivityresearch.com/blogs/

La haute sensibilité est-elle une « notion floue » ?

Face à ceux qui estiment que la haute sensibilité serait une « notion floue », rappelons que ce concept s’appuie sur des recherches scientifiques solides et sur une base biologique clairement identifiée. Des études ont mis en évidence des différences mesurables dans la façon dont certaines personnes perçoivent et traitent les informations sensorielles et émotionnelles.

La haute sensibilité est décrite à travers des critères précis, validés par des questionnaires et des observations cliniques. Par ailleurs, la présence de variations similaires de sensibilité chez de nombreuses espèces animales démontre qu’il s’agit d’un trait évolutif, conservé pour ses avantages adaptatifs. Enfin, les théories récentes sur la sensibilité environnementale, comme la « susceptibilité différentielle » ou la métaphore des « orchidées et pissenlits », illustrent la reconnaissance scientifique croissante de ces différences.

Loin d’être une notion floue, la haute sensibilité est une réalité documentée, étudiée et reconnue dans le champ de la psychologie et des neurosciences, ce qui permet de mieux comprendre et d’accompagner les personnes concernées.

 

Pratique de ressourcement pour sortir de la saturation

La surstimulation survient lorsque les stimuli sensoriels, émotionnels, cognitifs ou relationnels deviennent trop nombreux ou trop intenses. Pour les personnes hautement sensibles, cela peut entraîner de la fatigue, de l’irritabilité ou un sentiment de saturation.

Cet exercice aide à retrouver le calme et un bon niveau d’énergie à travers des techniques accessibles, bienveillantes, respectant votre rythme et vos besoins.

Étape 1 – Créer un environnement calme

  • Trouvez un espace où vous ne serez pas dérangé·e pendant 15 à 20 minutes.

  • Éteignez ou mettez en veille vos appareils électroniques.

  • Aménagez votre espace avec une lumière douce, un coussin et une couverture.

  • Installez-vous dans une position confortable, assis·e ou allongé·e, les pieds bien posés au sol ou le corps bien soutenu.

Étape 2 – Relaxation guidée

  • Fermez doucement les yeux.

  • Prenez conscience de votre corps en contact avec le sol ou le support.

  • À chaque expiration, imaginez relâcher un peu plus vos épaules, votre mâchoire, votre ventre, vos mains, vos pieds…

  • Si des tensions apparaissent, accueillez-les simplement, sans jugement, et laissez-les se détendre à chaque souffle.

Étape 3 – Scan corporel progressif

  • Portez votre attention sur les différentes parties de votre corps, en partant des pieds pour aller jusqu’à la tête.

  • À chaque étape (pieds, jambes, bassin, ventre, dos, poitrine, bras, mains, cou, visage), observez les sensations : chaleur, fraîcheur, picotements, tensions ou détente.

  • Accueillez chaque sensation telle qu’elle est, sans chercher à la changer, puis poursuivez tranquillement le parcours corporel.

Étape 4 – Respiration lente par le nez

  • Expirez lentement par le nez, plus longuement que l’inspiration.

  • Laissez l’air entrer librement dans vos poumons.

  • Répétez ce cycle 5 à 10 fois. À chaque expiration, sentez le corps se relâcher un peu plus.

  • Les expirations longues activent le système nerveux parasympathique, favorisant le calme et la régénération.

Étape 5 – Mouvements doux pour activer le nerf vague ventral

  • Mouvements de la tête : Tournez lentement la tête de gauche à droite, puis revenez au centre. Répétez plusieurs fois en restant attentif·ve à votre ressenti.

  • Automassage des fascias du visage et du cou : Massez doucement la nuque et le haut des épaules avec vos mains, en effectuant de petits cercles.

  • Chantonnez bouche fermée.

  • Balancements doux : Assis·e ou debout, balancez doucement le haut du corps de droite à gauche, comme une vague apaisante.

  • Réalisez ces mouvements en conscience, sans forcer, et arrêtez dès que vous vous sentez suffisamment détendu·e.

Étape 6 – Retour progressif et ancrage

  • Ramenez doucement votre attention sur la pièce, les bruits environnants, la sensation de l’air sur votre peau.

  • Remuez lentement les doigts, les orteils, étirez-vous si besoin.

  • Ouvrez les yeux à votre rythme, en prenant le temps de ressentir les bénéfices de l’exercice.

  • Prenez un moment pour observer comment vous vous sentez et remerciez-vous pour ce temps de ressourcement.

Vous pouvez pratiquer cet exercice régulièrement, surtout en cas de surstimulation. Plus vous l’intégrez à votre quotidien, plus vous apprendrez à reconnaître vos signaux de saturation et à y répondre en douceur. Prenez soin de votre sensibilité !

Saverio Tomasella

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