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Protocole thérapeutique intégratif
pour accompagner la haute sensibilité

​Introduction

Les psychothérapeutes sont de plus en plus sollicités pour proposer des outils concrets et accessibles capables de soutenir la stabilité émotionnelle et la fiabilité relationnelle, aussi bien dans des contextes de vie perturbants que dans les thérapies exigeantes des traumatismes, notamment complexes.

Dans cette perspective, il nous semble intéressant d'articuler trois approches complémentaires reconnues pour leur pertinence dans la régulation neuro-affective, entendue ici dans ses dimensions neurobiologique, émotionnelle et relationnelle : le Focusing, la méthode Vittoz et la théorie polyvagale. Nous en présenterons les fondements théoriques, détaillerons leur intégration clinique, puis proposerons un protocole à destination des professionnels de la psychothérapie. Notre objectif est de fournir un cadre rigoureux pour accompagner au mieux les personnes en recherche d’équilibre émotionnel et relationnel, en particulier celles présentant une haute sensibilité (Aron & Aron, 1997).

Intégration de différentes approches

Cette recherche s’inscrit dans le cadre de l’Approche Centrée sur la Personne (ACP) élaborée par Carl Rogers (1902-1987), qui valorise l’écoute empathique, le regard positif inconditionnel et la congruence du thérapeute. L’ACP place au cœur du processus thérapeutique l’expérience subjective de chaque patient, considérant que la reconnaissance et l’accueil de cette expérience favorisent la connaissance de soi, la croissance psychique, la régulation émotionnelle et le développement de relations humaines épanouissantes(Rogers, 1961, 1965).

​Les sensations corporelles sont la clé de nos transformations. En effet, les processus intéroceptifs précèdent souvent l'élaboration cognitive consciente (Damasio, 1994 ; Craig, 2009 ; Farb et al., 2012). En tenant compte de cette réalité, la psychologie contemporaine redonne au corps une place centrale en thérapie.

La méthode Vittoz

La méthode Vittoz est une approche psychocorporelle développée par le docteur Roger Vittoz (1863-1925), médecin à Lausanne. Elle vise à renforcer la réceptivité et la présence à soi à travers la redécouverte des cinq sens, l’accueil des sensations et la conscience des actes instant après instant. Cette méthode se pratique grâce à des exercices simples, intégrés au quotidien, qui favorisent une meilleure qualité relationnelle et un plus grand plaisir de vivre.

La méthode Vittoz repose sur l’expérience vécue plutôt que sur l’analyse rationnelle. En lien avec la phénoménologie, elle met l’accent sur « le corps comme mode d’être-au-monde », selon la conception de Merleau-Ponty, valorisant la présence attentive, c’est-à-dire l’attention portée aux sensations, émotions et pensées de l’instant sans s’y laisser submerger. Son objectif est d’améliorer l’état de présence, l’ouverture attentionnelle dans une connexion à soi, aux autres et au monde.

Des études menées à l’Université de Grenoble-Alpes dans la cadre du programme FOVEA (Shankland, 2021) ont montré une réduction du stress, une amélioration du bien-être, des capacités d’attention, de mémorisation et le développement des compétences émotionnelles grâce à la méthode Vittoz. Approche corporelle en conscience, cette méthode rejoint les découvertes récentes en neurosciences sur l’importance de la conscience corporelle dans la pleine présence ou conscience attentive, ainsi que ses effets bénéfiques sur la santé mentale : développer le calme, l’accueil du présent, l’ancrage, l’ouverture à soi et aux autres, en renforçant la liberté intérieure et l’autocompassion.

Le Focusing

Inventé et mis au point par le philosophe austro américain Eugene Gendlin (1926-2017), le Focusing repose sur le concept du « felt sense » : ce ressenti corporel global donne accès à l’expérience préverbale du patient (client). Souvent diffus et difficile à nommer de prime abord, le « sens ressenti » ou « senti corporel » constitue une porte d’entrée vers la compréhension profonde de soi et l’exploration du vécu émotionnel. Le processus de Focusing s’articule en plusieurs étapes : création d’un espace interne et temps d’écoute intérieure, accueil du ressenti corporel, description libre sous forme d'image ou de mot, vérification de sa concordance et de sa véracité, symbolisation du « senti corporel », puis émergence de significations nouvelles facilitant spontanément la transformation intérieure.

La théorie polyvagale

Élaborée ces dernières décennies par le Dr Stephen Porges (2011, 2017), la théorie polyvagale propose une lecture innovante du système nerveux autonome (SNA).

Le terme anglais safety, central dans la théorie polyvagale, est traduit ici par sûreté ou fiabilité plutôt que par sécurité : en français, ce dernier terme évoque prioritairement des dispositifs externes, collectifs ou institutionnels, tandis que safety au sens de Porges désigne un état neurophysiologique interne, subjectif et relationnel, ressenti par le système nerveux autonome avant toute élaboration cognitive.

Selon l’auteur de cette théorie, le SNA est organisé en trois circuits principaux dont les activités sont différenciées.

  1. Le fonctionnement naturel du système vagal ventral est associé à la sûreté, la fiabilité, la stabilité, la disponibilité intérieure, la connexion à soi et à autrui, la confiance en soi et dans ses relations, l’engagement social, la curiosité et la créativité. Il favorise la santé, l'immunité, la digestion, la croissance, la récupération et la reproduction.

  2. Le fonctionnement du système sympathique permet une activation métabolique, une mobilisation corporelle (cœur, respiration, muscles, circulation sanguine), en réponse à la détection d’une menace pour être en mesure de combattre, repousser, résister ou fuir.

  3. Face à un danger grave ou à une menace vitale, le fonctionnement du système vagal dorsal mène à l’immobilisation protectrice, à l’évanouissement (malaise vagal), au figement, à l’hébétude ou à la sidération, voire à la dissociation, qui est une façon plus sûre pour le système nerveux de se protéger dans la durée.

Ces trois dynamiques principales sont complétées par des états intermédiaires, dits « mixtes » ou de transition, au carrefour de la sûreté, de la mobilisation ou de l’immobilisation.

La notion de neuroception, introduite par Stephen Porges, désigne la capacité automatique et inconsciente du corps à détecter la sûreté ou le danger dans l’environnement, influençant directement la régulation émotionnelle. L’intégration de ces concepts dans la pratique clinique permet d’accompagner le patient dans la recherche d’une fiabilité interne, d’une régulation émotionnelle durable, en passant par le corps comme médiateur central et en favorisant de bonnes relations avec les autres, grâce à la sincérité, la curiosité, l’écoute, la compassion, l’humour, le jeu, l’imagination et l’inventivité.

Convergences et complémentarités

L’intégration du Focusing, de la méthode Vittoz et de la théorie polyvagale repose sur des points d’articulation qui leur confèrent une cohérence clinique et une véritable synergie thérapeutique. Chacune de ces approches accorde une place centrale au corps, à l’accueil de l’expérience vécue et de la vulnérabilité, à la régulation neuroaffective (SNA, émotions, relations), à l’ancrage dans le présent et à l’authenticité dans la relation à autrui.

Concernant la place du corps, toutes ces approches reconnaissent le corps comme vecteur privilégié d’informations et de transformation. La méthode Vittoz, par ses exercices de présence corporelle, rejoint la théorie polyvagale, qui met en lumière le rôle du système nerveux autonome dans la perception de la sûreté ou du danger. Le Focusing propose d’entrer en contact avec le felt sense, sensation corporelle globale porteuse de sens, tandis que l’Approche Centrée sur la Personne favorise une écoute respectueuse profonde du vécu corporel et émotionnel du patient.

L’accueil de l’expérience correspond à la posture d’ouverture et de non-jugement commune à ces approches. L’ACP invite à une acceptation sans condition, le Focusing et Vittoz encouragent l’exploration bienveillante des ressentis, et la théorie polyvagale valorise l’écoute des signaux corporels pour ajuster la relation à soi et aux autres.

En matière d’autorégulation, la combinaison de ces méthodes permet d’accompagner le patient dans la modulation de ses dynamiques internes. Les exercices corporels de Vittoz, associés à la compréhension des dynamiques neurophysiologiques de la théorie polyvagale, facilitent le passage d’états d’activation (mobilisation) ou de fermeture (immobilisation) à des dynamiques de fiabilité et d’engagement social. Le Focusing permet de reconnaître et de nommer les besoins internes, soutenant ainsi le processus d’autorégulation.

Enfin, l’ancrage dans le présent est transversal à ces approches. La présence attentive par le corps, cultivée par Vittoz et le Focusing, favorise la stabilisation du système nerveux et l’ouverture à l’instant vécu, rejoignant les principes de « pleine conscience » – de pleine présence à ce qui est – mis en avant par les neurosciences. Cette complémentarité favorise un accompagnement global, respectueux de la singularité de chacun. Elle soutient durablement le processus de transformation.

Protocole de régulation neuroaffective

Ce protocole d’intégration somatopsychique articule le Focusing, la méthode Vittoz et la théorie polyvagale dans un cadre général respectueux de l’Approche Centrée sur la Personne (Rogers, 1961, 1965). L’ACP invite à penser la psychothérapie non comme une intervention sur l'esprit, mais comme une rencontre incarnée, attentive à la fois aux signaux du corps, aux dynamiques du système nerveux et à la qualité de la relation thérapeutique — c'est précisément ce que cherche à articuler le présent protocole intégratif. Il s’appuie sur l’écoute des sensations corporelles, le respect de l’expérience subjective et la restauration d’un sentiment de sûreté intérieure, dans une démarche clinique souple adaptée aux situations de vulnérabilité ou de haute sensibilité.

 À l'écoute des besoins

L’objectif principal est de proposer une régulation neuroaffective fondée sur l’accueil, l’ancrage et la confiance, en offrant des repères clairs pour une pratique clinique humaniste. L’accompagnement proposé est centré sur l’écoute compassionnelle des besoins des personnes en souffrance, dans une posture d’ouverture et de non-jugement. Les concepts théoriques sont exprimés dans un langage accessible, avec des mots du quotidien, afin de garantir une compréhension partagée et une application concrète en séance. Le protocole valorise l’accueil de la vulnérabilité et l’ajustement des interventions en fonction de la sensibilité individuelle, notamment chez les personnes présentant une haute sensibilité.

1. Ancrage par la présence attentive

Cette première étape consiste à installer le patient dans une posture corporelle stable et confortable, en portant l’attention sur les sensations corporelles, voire sur une sensation précise, telle que le contact des pieds avec le sol, le poids du corps, la conscience du souffle.

Installation : Inviter le patient à fermer les yeux ou à fixer souplement un point devant lui, puis à décrire la sensation de ses pieds posés au sol : température, pression, forme. Encourager une observation sans jugement, en laissant émerger les impressions corporelles.

Cette pratique permet de stabiliser le système nerveux autonome. Elle favorise l’ouverture attentionnelle et installe un état de disponibilité à l’expérience vécue ici et maintenant.

2. Accueil du felt sense

L’étape suivante vise à explorer une zone corporelle porteuse d’émotions ou de tensions, avec bienveillance et curiosité. Le sens corporel ou sens ressenti désigne ici une sensation globale, souvent difficile à verbaliser, révélatrice de besoins internes.

Focalisation : Proposer au patient d’identifier une région du corps où il ressent une émotion ou une tension, puis de décrire librement cette sensation : qualité, intensité, mouvement éventuel, image. L’accompagnant reformule et valide le ressenti, sans jamais l’interpréter.

Cet exercice facilite l’accès à l’expérience préverbale, afin de reconnaître et nommer les besoins internes, puis d’amorcer le processus de transformation intérieure.

3. Régulation neuroaffective

Cette étape s’appuie sur la compréhension des trois états autonomes (vagal ventral, sympathique, vagal dorsal) pour moduler les dynamiques internes du patient. La mise en conscience de la « neuroception » développe le sentiment de sûreté ou de stabilité pour restaurer la fiabilité interne.

Régulation : Pratiquer des micromouvements (étirements doux, ajustements posturaux), une respiration lente et profonde par le nez en allongeant les expirations, des gestes d’auto-contact rassurant (poser une main sur le cœur ou l’abdomen), du « tapping » (EFT)… Observer les effets immédiats sur le ressenti corporel et émotionnel.

Cette pratique permet de moduler les dynamiques neurophysiologiques. Elle facilite le retour à une dynamique de fiabilité et d’engagement social (vagal ventral), en diminuant la saturation (surstimulation) ou l’hyperactivation.

4. Intégration et verbalisation

La dernière étape vise à intégrer l’expérience vécue à travers une verbalisation libre et une reformulation empathique par le thérapeute, dans le cadre d’une relation authentique, bienveillante et rassurante.

Récapitulation : Inviter le patient à exprimer ce qu’il retient de l’expérience corporelle en posant des mots simples sur les changements ressentis. Le thérapeute reformule avec la même simplicité, valide et soutient l’expression libre, tout en soulignant les ressources mobilisées et les apprentissages réalisés.

Cette confirmation de l’expérience renforce la confiance en soi et la stabilité émotionnelle, favorise la transposition des acquis dans le quotidien.

Prise en compte de la haute sensibilité

La notion de haute sensibilité renvoie au concept de Sensory Processing Sensitivity (SPS), introduit par Elaine Aron et Arthur Aron (1997) pour désigner un trait tempéramental stable, d'origine neurobiologique, caractérisé par quatre dimensions principales : une profondeur de traitement cognitif et émotionnel de l'information, une sensibilité accrue à la subtilité des stimuli environnementaux, une tendance à la surexcitation ou à la saturation dans des contextes de forte stimulation, et une réactivité émotionnelle et empathique particulièrement développée. Présent chez 20 % à 30 % de la population humaine et documenté dans de nombreuses espèces, ce trait n'est pas pathologique en lui-même ; il constitue une forme de variabilité normale de la sensibilité humaine (Pluess, 2015, 2018). Toutefois, dans des environnements chroniquement inadaptés, ou en contexte de traumatismes relationnels précoces, il peut devenir un facteur de vulnérabilité significatif, justifiant des adaptations spécifiques dans l'accompagnement thérapeutique. La théorie polyvagale offre un cadre neurophysiologique particulièrement éclairant pour comprendre la surréactivité du système nerveux autonome chez ces personnes, en lien avec leur neuroception plus fine et plus réactive.

Pour elles, il est essentiel de respecter le rythme individuel, les besoins spécifiques et d’ajuster l’intensité des exercices. Il est également judicieux de prévoir des temps de pause, des retours fréquents à l’ancrage corporel et une verbalisation régulière, précise mais brève, des ressentis. Il peut être bienvenu de favoriser des temps de silence, ou d’écoute de la respiration telle qu’elle est, pour les ultrasensibles qui cogitent beaucoup.

L’accompagnant veille à ne pas forcer la confrontation à des sensations trop intenses et à offrir des ressources d’apaisement (respiration lente par le nez, mouvements doux, contact réconfortant). La posture thérapeutique privilégie la douceur, l’adaptabilité et la validation continue du vécu de la personne, afin de faciliter la récupération en cas de saturation et de soutenir durablement le processus de transformation, notamment l’acceptation de sa différence (une sensibilité plus élevée que la moyenne, un sentiment de décalage ou d’anomalie, des émotions intenses, beaucoup d’empathie, d’intuition, d’imagination, etc.)

Illustration clinique

Le cas clinique présenté ici repose sur un suivi psychothérapeutique longitudinal de plus de deux ans, à raison d'une séance hebdomadaire. Les verbatims cités sont extraits d'un témoignage écrit spontané de la patiente, recueilli avec son consentement éclairé et son autorisation explicite de publication. Le prénom a été modifié afin de garantir l'anonymat. Ce cas est présenté à titre illustratif et ne constitue pas une validation empirique du protocole proposé, mais une illustration clinique de ses modalités d'application et de ses effets observés.

Aline est une femme hautement sensible de 57 ans, intelligente, vive et très créative. Après plus de deux ans de thérapie, à raison d’une séance par semaine, elle a pu se libérer de traumatismes relationnels (négligences durables et systématiques durant son enfance, puis différentes relations abusives à l’âge adulte), qui se manifestaient par beaucoup d’inquiétude, une tendance à la déprime et un net isolement social. Aline est devenue plus sociable. Elle communique avec une plus grande facilité. Elle reconnaît et accepte sa haute sensibilité, dont elle sait désormais exprimer les différentes facettes avec grâce et pertinence, tout en sachant poser des limites aux personnes de son entourage qui pourraient abuser de son temps, de son énergie, de son écoute, de sa patience ou de sa générosité.

Aline sait repérer le « mode polyvagal » dans lequel est son système nerveux autonome, ainsi que les pratiques qui peuvent l’aider à retrouver un équilibre en douceur, au quotidien.

« Lorsque je vais plutôt bien, les étirements, les mouvements doux, les souvenirs agréables m’apportent de la sérénité. Je communique plus facilement et ressens plus de joie et de gratitude. »

« En mode d’activation, j’éprouve le besoin d’effectuer les exercices à plusieurs reprises, pour évacuer les ruminations et retrouver mon calme. L’ancrage (pieds sur le sol), les tapotements (doigts, mains, talons, pieds), les exercices d’ouverture (bras, coudes) me recentrent et m’apaisent. »

« Quand je suis en situation de blocage ou de fermeture, que je me sens fatiguée, perds confiance et me coupe de toutes mes relations humaines (ce qui, depuis que je pratique ces exercices est de moins en moins fréquent), les massages doux, la musique, la nature, la chaleur m’apportent un grand réconfort. Les enseignements de mon thérapeute m’aident à sortir de cet état. »

Aline s’est profondément transformée dans ses relations avec elle-même, avec les autres et avec le monde, sans avoir cherché spécifiquement ou volontairement à « changer ».

Ce parcours illustre comment, sans visée directive de changement, le processus thérapeutique a progressivement favorisé une transformation de la qualité relationnelle — avec soi-même, avec autrui et avec l'environnement — cohérente avec les objectifs de régulation neuro-affective décrits dans ce protocole.[1]

Conclusion

L’articulation entre l’Approche Centrée sur la Personne, le Focusing, la méthode Vittoz et la théorie polyvagale offre un cadre cohérent pour penser la régulation neuroaffective à partir du corps, de la relation thérapeutique et de l’expérience vécue. En reliant un cadre relationnel humaniste, un accès au ressenti corporel, des pratiques d’ancrage et une lecture neurophysiologique des états autonomes, elle ouvre des pistes cliniques pertinentes pour répondre aux formes contemporaines de souffrance psychique. Si cette proposition demande à être consolidée sur le plan empirique et méthodologique, elle oriente déjà vers une psychothérapie à la fois rigoureuse, incarnée, relationnelle et attentive à la singularité de chaque personne. Ce travail se veut donc moins un modèle clos qu’une invitation à poursuivre, de manière collaborative, l’élaboration de pratiques cliniques intégratives.

Références

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[1] La présentation de ce cas respecte les principes déontologiques de la pratique psychothérapeutique, notamment l'anonymisation des données personnelles et le recueil du consentement éclairé du patient conformément aux recommandations en vigueur (APA Ethics Code, 2017 ; Code de déontologie des psychologues, France, 2021).

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